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 parlons de nous, les femmes!

Parlons de nous, les femmes ! est une série de quatre portraits pédagogiques sur des femmes d’origines diverses ayant un parcours professionnel exemplaire dans des métiers liés souvent au genre masculin et souffrant d'une pénurie de personnel qualifié. Ce projet pilote sera présenté dans trois écoles du canton de Genève et suivi d’un accompagnement du Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP). 

Avec le soutien de:

Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes BFEG, la République et canton de Genève - Département de l'instruction publique, de la formation et de la jeunesse (DIP), la Ville de Genève - Service Agenda 21 - Ville durable et la Fondation Emilie Gourd. 

Film: "Sandra CITI" (12'11'')


Née à Florence, en Italie, la professeure Sandra Citi a plus de 30 ans d'expérience en biochimie et en biologie cellulaire. Elle détient un baccalauréat en sciences biologiques et un doctorat en médecine et chirurgie.  

L’indépendance : un mot clé dans la vie de Sandra. « La liberté est chère et on doit l'acheter en investissant sur soi-même »,  affirme-t-elle. 

Son travail, elle le fait avec énormément de passion. Elle nous le raconte avec émotion.

« Je me rappelle des commentaires : "toi, tu travailles à 100% avec deux enfants ?" C’était la culpabilisation à fond. Pourtant, être à la maison ce n’est pas une garantie de bonheur, ni pour les enfants, ni pour la maman. En tant que scientifique, il faudrait faire l’expérience de « contrôle ». Autrement dit, ça ne reste qu’une hypothèse pas testable, donc pas scientifique », dit-elle. 

De la science, Sandra apprécie l’absence de certitude et la découverte continuelle : « ce qui est joli dans la science c’est qu’on peut toujours se réviser, il n’y a pas de vérité absolue. Ce qu’on sait aujourd’hui on le sait aujourd’hui, demain on en saura plus, rien n’est définitif ». 

Pour Sandra, la clé pour réussir dans la vie est la ténacité et cela n’est pas exclusif à la science mais s'applique à tous les métiers : « il ne faut jamais lâcher, il faut insister, avoir confiance en soi et puis travailler dur ».

Réalisation Association A la Vista, 2020. 

Título secundario

Film: "Rocio RESTREPO" (9'12'')

 

Colombienne d’origine et réfugiée politique,  Rocio Restrepo n’a jamais baissé les bras depuis son arrivée en Suisse. Et ce, malgré de nombreux obstacles: méconnaissance de la langue française, un manque de reconnaissance de ses diplômes et de son expérience, l'isolement, etc. 

Après avoir terminé ses études en psychologie à l'Université de Genève, elle a fondé et dirige actuellement sa propre association dédiée à l'insertion professionnelle des femmes migrantes qualifiées « Découvrir ». Dès lors, elle marie son expérience de 28 ans dans le management avec ses connaissances dans le domaine social. En ce moment, elle gère une équipe de 20 personnes. 

« Quand je suis arrivée en Suisse je n’étais pas la même, j’étais une autre personne, je n’étais pas sure de moi, je n’étais plus dans mon territoire. Cela m’a amenée à sortir : il fallait que je fasse quelque chose pour moi et pour les autres », se confie-t-elle. 

Pour en arriver là, elle a traversé des périodes très compliquées.  "Ca été très dur : pendant la nuit je nettoyais une banque et pendant la journée j'allais à l’université, et en plus je m'occupais de mes enfants » dit-elle. 

"Étant donné que je ne trouvais pas ma place en tant que professionnelle, j'ai dû la créer". 

Une année après sa création, Découvrir a reçu 40 femmes et aujourd'hui, l'association accompagne dans le chemin de l'insertion professionnelle entre 500 et 700 femmes par année et dans plusieurs cantons romands.


Réalisation Association A la Vista, 2020. 

Film: "Aurore BUI " (12'03'')
 

Après dix ans d'expérience en tant qu'ingénieure informatique,  Aurore Bui décide de se lancer en 2009 et crée sa propre entreprise d'innovation sociale, SOFTWEB. Celle-ci propose des solutions novatrices permettant de résoudre des problématiques sociétales. Un centre de compétences pour l'innovation sociale. 

« Mon entreprise c’est un incubateur de projets. On aide les gens à faire naitre leur projet, plus en particulier, nous les aidons à développer des projets d’innovation sociale, soit des projets positifs pour la planète ».

Aurore nous raconte son amour pour les mathématiques.  Cette passion l’a amenée à demander un jour à son professeur quel genre d’études elle devrait suivre. Il lui a répondu de ne plus continuer dans la filière des sciences exactes, car elle était une femme. Aurore se rappelle : "tu es une femme, c’est très difficile, tu vas être trop sensible et tu ne vas pas tenir psychologiquement ». Il y avait une présomption, et cela ne se limitait pas seulement à l’intellectualité de la femme, mais à une certaine faiblesse « psychologique ». 

« Le monde auquel on destine ces gens est complètement déshumanisé : on n’a pas besoin seulement de femmes dans ces filières mais d’humains, pour que certaines valeurs soient respectés au sein d’une entreprise », continue Aurore.

Aurore met au service de son entreprise ses connaissances dans l'ingénierie, en accompagnant entre autres des projets dans ce domaine et en proposant une plateforme virtuelle qui a pour but de donner des ressources aux femmes entrepreneuses.


Réalisation Association A la Vista, 2020.   
 

 Film: "Anne VERHAMME" (8'55'') 

Chercheuse, astrophysicienne et professeure d'astronomie à l'Université de Genève, Anne Verhamme est une véritable passionnée de son travail. En 2019, elle a reçu le prix Marie Heim-Vögtlin pour sa recherche sur les galaxies dites «petits pois».

« Cela fait très longtemps que je sais que je veux faire de la recherche. Cela me fascine, me poser des questions et y trouver des réponses, si possible...», se confie-t-elle. 

L’astrophysicienne dirige depuis peu une équipe de  8 chercheurs ayant des origines et parcours professionnels très divers. « Il y a des gens qui sont surdoués, mais il y a d’autres qualités aussi bien importantes, telles que l'imagination" dit-elle. 

« Au final, les scientifiques, ce sont des gens normaux», réfléchit Anne. Elle prend l’exemple de son collègue Didier Queloz, prix Nobel de physique 2019.  

Lorsque Anne poursuivait ses études universitaires en physique, seulement un tiers des étudiants étaient des femmes. Durant le Master,  elle était l’unique femme. Aujourd’hui, elle se réjouit de voir dans sa classe autant de femmes que d'hommes. 

Réalisation Association A la Vista, 2020.